Selon Hamon, la résidence alternée est potentiellement très dangereuse

Nous avons écrit aux cinq candidats dont les sondages montrent qu’ils peuvent devenir président de la République pour leur demander leur avis sur la résidence alternée (voir notre billet du 8 mars 2017). Nous leur avons posé trois questions précises qui permettraient de mettre la loi française au niveau de celle de la Belgique, voire de faire les améliorations auxquelles les belges réfléchissent (voir notre billet du 26 octobre 2016). Nous précisions que la résidence alternée commençait pour le CIRA/ICSP à 5 jours par quinzaine de manière à ce que les enfants puissent construire ou renforcer des relations avec leurs deux parents (voir notre billet du 16 novembre 2016). Nous étions donc dans le cadre minimum et modéré de ce que visent les personnes qui réfléchissent au devenir des enfants et à l’équilibre des parents après séparation (voir notre billet du 17 février 2016).

Pour le moment et malgré plusieurs relances, seul Benoît Hamon a répondu, hier soir. Continuer la lecture de « Selon Hamon, la résidence alternée est potentiellement très dangereuse »

200 000 enfants par an dans les couples séparés

Notre article dans le journal en ligne The Conversation a rencontré un intérêt que nous n’avions pas soupçonné. Repris par d’autres journaux, twitté et retwitté, il a été lu par plus  de 18 600 lecteurs en une semaine. Cela démontre, s’il en était besoin, que la question de la résidence des enfants après la séparation de leurs parents est bien une question sociale et politique actuelle.

Les commentaires sur l’article nous permettent d’en préciser certains éléments. Le commentaire d’un psychologue expert, en effet, illustre l’une des idées bien ancrées qui sont évoquées en tête de l’article et qui bloquent la réflexion en France à propos de la résidence des enfants après séparation de leurs parents. Un des blocages découle de la prétention de certains spécialistes, comme ce psychologue renommé, à savoir comment les choses se passent dans la « vraie vie » et de leur rejet dans « l’ineptie », pour reprendre ses propres termes, de toute autre approche que la leur, notamment par les statistiques.

Des centaines de milliers de mineurs sont concernés

Ce professeur de psychologie oppose l’étude de la condition de vie des enfants des couples séparés, à partir de méthodes scientifiques, à la force des exemples vécus tirés de ses consultations. Cette prétendue opposition est souvent utilisée par certains tenants de l’approche pédopsychiatrique en ce qui concerne la résidence alternée. Il nous faudrait pourtant savoir utiliser les arguments qui correspondent à la question en jeu.

La question qui nous est posée est celle des conditions de vie et de développement des 200 000 enfants qui chaque année sont concernés par la séparation de leur parent et dont 75 % vivent essentiellement chez leur mère, beaucoup ne rencontrant leur père que 4 jours par mois. Les conséquences délétères de cette situation, pour les enfants mais aussi pour les mères seules, sont bien connues.

Cette question de santé publique doit donc se traiter avec les outils des politiques publiques, c’est-à-dire la recherche de données dans de grands échantillons et leur traitement statistique. Des « vignettes » qui éclairent la réalité de quelques personnes dans ces populations sont souvent utilisées pour faire comprendre à quoi correspondent les résultats, et ce sont d’utiles illustrations complémentaires.

Cet expert utilise des exemples tirés de ces consultations. Comme tous ceux de ses collègues, ses exemples sont toujours frappants, voire sidérants pour les non-spécialistes, mais, par là-même, ils troublent le débat sur les choix politiques plus qu’ils ne l’éclairent.

Réfléchissons en termes d’ensembles, comme en mathématique : à l’intérieur de la population de centaines de milliers de familles concernées par la séparation, seule une partie des enfants a besoin d’un support psychologique et parmi ces enfants, il faudrait déduire ceux qui, de toutes manières, auraient des difficultés, que leurs parents soient séparés ou non. Cette petite partie de la population est tout à fait respectable et elle doit bénéficier d’une approche personnalisée mais elle ne peut pas guider, à elle seule, les choix politiques.

Prenons un exemple, nous aussi :

Les psychologues thérapeutes de couples ne rencontrent que des couples qui ont des difficultés mais ils n’en déduisent pas que le mariage ou le concubinage sont dangereux et ils ne font pas campagne pour que mariage et concubinage soient écartés de la loi.

En résumé, l’approche psychologique est essentielle pour les personnes qui en ont besoin mais elle n’est pas la plus appropriée pour parler des besoins de populations entières.

L’arrangement classique, 2jours-12jours, devrait devenir minoritaire

Le psychologue qui commente l’article méprise le seuil de 35% du temps identifié par les études citées mais il les rejoint pour dire que ce qui compte, c’est la qualité du lien entre chaque parent et leurs enfants. A partir de ce dernier constat, plutôt trivial, il est assez facile de faire l’hypothèse que la qualité du lien va dépendre, entre autres facteurs, du nombre d’opportunités que les enfants auront de rencontrer chaque parent.

Cette hypothèse est vérifiée dans toutes les recherches actuelles : les résultats montrent qu’il faut au-moins 35 % de temps pour que les enfants puissent construire avec chaque parent des relations suffisamment fortes pour réduire les dommages provoqués par la séparation et que lorsque les enfants peuvent passer 50 % du temps avec chaque parent, ils ont un niveau de bienêtre équivalent à ceux des familles non-séparées, intactes.

Certains pédopsychiatres français se réfèrent à des études anciennes mais celles-ci comportaient des faiblesses méthodologiques corrigées par les études récentes.

En résumé, si l’on ne parle pas de pourcentages de temps mais de jours, c’est à partir de l’arrangement 5-9 (5 jours avec un parent et 9 avec l’autre, sur une période de deux semaines) que les enfants disposent d’assez de temps pour construire des relations affectives stables avec leurs deux parents. L’arrangement dit classique, un week-end sur deux, autrement dit 2-12, devrait donc devenir extrêmement minoritaire.

Un champ d’initiative pour les programmes politiques

Tout comme les délégués de l’Assemblée Parlementaire du Conseil Européen, et tout particulièrement de la députée du Luxembourg, Françoise Hetto-Gaash, nous pensons que la nouvelle frontière de l’égalité entre les femmes et les hommes passe par un plus grand respect de la responsabilité des pères dans l’éducation de leurs enfants.

Donc par une promotion de la résidence alternée et, surtout, par la limitation, à quelques cas exceptionnels, de l’utilisation de l’arrangement dit classique, un week-end sur deux, c’est-à-dire 2 jours par quinzaine.

Les politiques qui rédigent les programmes pour le prochain quinquennat ont là une belle opportunité de travailler à une meilleure égalité entre les femmes et les hommes.

Nous serons à Boston pour la conférence CIRA/ICSP 2017

La troisième Conférence Internationale sur la Résidence Alternée, organisée conjointement par l’Organisation Nationale des Parents (NPO-USA) et le Conseil International sur la Résidence Alternée (CIRA/ICSP) se tiendra à Boston (voir notre billet du 5 octobre 2016). Nous participerons à cette conférence qui rassemble les principaux scientifiques du domaine.

twohomes.orgNous venons d’apprendre que le comité scientifique international a évalué favorablement nos deux communications. Continuer la lecture de « Nous serons à Boston pour la conférence CIRA/ICSP 2017 »

Témoignage : quand la justice freine la coparentalité

Nous terminons la publication du témoignage du père que nous avons appelé Enzo.

Cette personne et son expérience permettent de poser la question de la fabrique de la décision de justice en ce qui concerne la résidence des enfants, comment cette décision peut nourrir la volonté de conflit d’un parent et mettre en péril la situation financière d’un parent (voir nos billets des 1° et 8 décembre 2016).

Ce témoignage est long, nous l’avons traité en plusieurs semaines. Ce dernier billet aborde le fonctionnement de la justice familiale. Continuer la lecture de « Témoignage : quand la justice freine la coparentalité »

2017 : une année de choix politiques pour les enfants et les parents séparés

Souhaitons que 2017 soit une belle année pour les enfants et les parents, pour toutes les familles, classiques ou pas, séparées ou recomposées.

Durant l’année écoulée, près de cinquante billets ont été publiés sur ce blog. Un nombre de plus en plus important de lecteurs les ont suivis ou transférés sur les réseaux sociaux.

Soyez toutes et tous remerciés car c’est ainsi que nous participerons, peut-être, au changement des représentations à propos de la résidence des enfants des parents séparés en France.

Faisons un rapide bilan de 2016 et traçons des perspectives pour 2017. Continuer la lecture de « 2017 : une année de choix politiques pour les enfants et les parents séparés »

Témoignage : les détails de l’arrangement peuvent nourrir le conflit

Nous poursuivons le témoignage d’un père, que nous avons appelé Enzo. Il a deux enfants qui avaient 3 et 6 ans au moment de la séparation, il y a 6 ans. Ces enfants vivent en résidence alternée sous un rythme 6-8 qui leur permet de vivre avec leurs deux parents. En revanche, le statut du père est celui de « visiteur », la résidence principale étant chez la mère. Ce père et son expérience permettent de poser la question de la fabrique de la décision de justice en ce qui concerne la résidence des enfants et comment cette décision peut nourrir la volonté de conflit d’un parent (voir notre billet du 1° décembre 2016).

Ce témoignage que nous avons reçu est long. Nous le traitons en plusieurs billets (voir notre billet du 7 décembre). Celui d’aujourd’hui aborde les questions du conflit parental et de la gestion financière. Continuer la lecture de « Témoignage : les détails de l’arrangement peuvent nourrir le conflit »

Témoignage : prendre garde aux détails de l’arrangement

Nous poursuivons la publication de témoignages qui montrent la diversité des pratiques de résidence alternée dans lesquelles les parents se débrouillent pour que leurs enfants puissent continuer à vivre avec chacun d’eux, malgré la séparation du couple.

Le premier témoignage, celui de Didier, père de deux jeunes enfants, montre comment la résidence alternée peut apaiser le conflit entre les parents (voir le billet du 16 novembre 2016). Le deuxième témoignage, celui d’Alexia, la mère de deux jeunes enfants également, montre comment la médiation, même en l’absence de conflit parental, peut faciliter la poursuite de la résidence alternée, notamment en permettant d’aborder les questions financières (voir le billet du 23 novembre 2016). Dans les deux cas, les enfants ont des résultats scolaires satisfaisants et sont en bonne santé. Dans les deux cas, contrairement à une idée reçue, les parents ne sont pas particulièrement aisés.

Aujourd’hui nous poursuivons avec le témoignage d’un père, que nous appellerons Enpere-deux-enfantszo.

Ce père de deux enfants est séparé de leur mère depuis près de 6 ans. Lors de la séparation, les enfants avaient 3 et 6 ans. Les parents sont petit artisan et travailleur indépendant. Continuer la lecture de « Témoignage : prendre garde aux détails de l’arrangement »

La vie des enfants après divorce : une question de santé publique

La revue Health Psychologie Open publie un article du médecin italien Vittorio Carlo Vezzetti qui bouscule l’approche classique de la vie des enfants après séparation des parents. Pour lui, il s’agit d’une question de santé publique internationale et non pas seulement d’un choix législatif national. Il fonde cette proposition novatrice sur une synthèse des compte-rendus de recherches publiés par les revues scientifiques internationales.

doctorLa séparation parentale concerne 10 millions d’enfants en Europe et représente la première cause de perte d’un parent puisque, dans 40 % des cas pour certains pays, de nombreux enfants vivent avec un seul parent et ne rencontrent plus assez l’autre parent, souvent le père. Cette perte peut s’ajouter à d’autres dommages telle que l’exposition au conflit des parents, voire aux violences domestiques. Le médecin italien appelle donc à étudier la question du divorce sous l’angle de ses conséquences sur la santé des enfants. Continuer la lecture de « La vie des enfants après divorce : une question de santé publique »

Témoignage : résidence alternée égalitaire adaptée après médiation

Nous poursuivons notre exploration de la mise en place de la résidence alternée par les couples d’aujourd’hui. La résidence alternée est l’objet de nombreuses fausses conceptions et nous essayons de faire la lumière sur les facteurs favorables au bienêtre des enfants dont les parents sont séparés.

Le premier témoignage publié, celui de Didier, a été lu et transféré par de très nombreuses personnes (voir notre billet du 16 novembre 2016). Nous sommes donc encouragés à poursuivre cette piste.

Cette semaine, mere-enfant-4nous présentons le témoignage d’une mère, que nous appellerons Alexia, qui a deux enfants qui vivent, depuis 3 ans, une alternance 2-3 plus un week-end sur deux. Le père et la mère n’étaient pas en conflit lors de la mise en place de cet arrangement et ils ne le sont toujours pas aujourd’hui ! Ils n’ont pas fait appel à la Justice mais ils ont organisé une médiation familiale. Les enfants ont aujourd’hui 5 et 8 ans. Continuer la lecture de « Témoignage : résidence alternée égalitaire adaptée après médiation »

Témoignage : une résidence alternée qui apaise le conflit parental

La résidence alternée est mal connue, source de nombreuses fausses conceptions et de débats mal fondés. Nous avons publié de nombreux résultats de recherche, souvent conduites à l’étranger. Pour mieux connaître la situation en France, nous allons tenter de publier des témoignages de parents vivant la résidence alternée. Nous essaierons de faire la lumière sur les facteurs favorables et sur les conditions pratiques de mise en place, dans le but de renforcer le bienêtre des enfants.

Voici un premier témoignage, celui d’un homme que nous appellerons Didier, le père d’une fillette de 4 ans et demi, dont les parents sont séparés depuis qu’elle a 2 ans. Continuer la lecture de « Témoignage : une résidence alternée qui apaise le conflit parental »

Résidence alternée : de quoi parle-t-on ?

La résidence alternée est le thème d’une série d’articles et de dossiers dans les médias, cet automne. Ce regain d’intérêt nous encourage à mieux définir ce que c’est que la résidence alternée. Combien d’enfants et de familles sont concernés ? Quel arrangement de résidence est bénéfique ?

Chaque année, 200 000 enfants concernés par la séparation de leurs parents

infostatLe nombre d’enfants concernés par la séparation de leurs parents est important. Les statistiques du ministère de la Justice donnent 200 000 enfants concernés par les 126 000 divorces jugés en 2012.

Les chiffres de l’INSEE montrent un état assez stable des divorces ces dernières années. Continuer la lecture de « Résidence alternée : de quoi parle-t-on ? »

Avoir la volonté politique d’améliorer le sort des enfants des couples séparés

Les responsables politiques, y compris l’actuelle ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, ne voient pas tous, loin de là, la nécessité de modifier la loi sur le mode de résidence des enfants de parents séparés. Ces personnes ont recours à quelques arguments, toujours les mêmes. Ces justifications, de plus en plus usées, leur permettent de conserver le statu quo quant aux rôles de chaque parent dans la famille (voir notre billet du 16 mars 2016).

sully-facadeCes justifications tiennent à l’âge des enfants et au respect des demandes des parents. Continuer la lecture de « Avoir la volonté politique d’améliorer le sort des enfants des couples séparés »

Inscrire la priorité à la résidence alternée dans les programmes politiques

Nous entrons dans le vif de la campagne pour les présidentielles et les législatives qui vont suivre. Quels sont les candidats qui vont se préoccuper des droits des enfants dont les parents se sont séparés ? Les responsables politiques qui s’intéressent à la vie quotidienne de ces nombreux enfants et de leurs parents devraient reprendre à leur compte un amendement adopté par le Sénat durant le dernier quinquennat mais retoqué par l’Asbbr-face-nov2015semblée Nationale. Comme cela existe en Belgique, cet amendement préconise de proposer en priorité la résidence alternée égalitaire.

L’objet de l’amendement précise que « bien que la loi ait progressivement établi l’autorité parentale conjointe, force est de constater que dans le cadre des affaires de divorce, la garde des enfants revient à la mère dans une très grande majorité des cas. Si la justice ne doit pas pouvoir imposer la résidence alternée des enfants en cas de divorce, rien, en revanche, ne doit pouvoir l’empêcher lorsqu’un des parents la demande. Il relève de l’intérêt de l’enfant d’être éduqué par ses deux parents dans une proportion équilibrée. »

Continuer la lecture de « Inscrire la priorité à la résidence alternée dans les programmes politiques »

Difficultés scolaires pour les enfants qui vivent avec un seul parent

Le nombre d’enfants vivant en foyer monoparental représente une part de plus en plus importante des familles avec enfants en France. Selon les derniers chiffres de l’INSEE portant sur les décisions des JAF de l’année 2012, un peu plus de sept enfants sur dix (75%) vivent uniquement chez la mère, moins d’un sur dix (8%) chez le seul père et moins de deux sur dix (17%) vivent en résidence alternée.

Pour la seule année 2012, ce sont environ 150 000 enfants sur les 200 000 environ dont les parents se sont séparés qui vivent chez leur mère. Les statistiques du ministère de la Justice, datant de 2015, montrent que pour la majorité des cas (57%) ces enfants se retrouvent coupés de leur père durant deux semaines de classe avant de le retrouver pour un week-end et de le voir la moitié des vacances scolaires.

On pecoleeut penser que cette situation de déséquilibre a des conséquences sur la réussite des enfants à l’école.

Les services statistiques du ministère de l’Éducation Nationale ont conduit une étude pour répondre à cette question à partir d’un échantillon de 35 000 enfants entrés au collège en 2007. Continuer la lecture de « Difficultés scolaires pour les enfants qui vivent avec un seul parent »

Nouvelle année scolaire : des tunnels de plus pour les enfants

Après la coupure du mois d’août, nous reprenons la parution hebdomadaire de notre blog. Merci pour les messages de soutien que vous nous avez envoyés.

franceDans ce blog, notre objectif premier est le maintien et l’amélioration du bienêtre de l’enfant dans les situations de divorce et de séparation. Soyons clairs, les choses commencent mal et s’annoncent difficiles sur le plan des alternances pour les enfants qui ne voient leur père, ou leur mère, que deux jours toutes les deux semaines. Et ils sont nombreux ! Continuer la lecture de « Nouvelle année scolaire : des tunnels de plus pour les enfants »

Influence du contexte médiatique sur la décision de justice

Les Cahiers de la Justice, la revue de l’École Nationale de la Magistrature en France, publient un dossier « des juges sous influence » qui donne un aperçu des facteurs d’influence qui pèsent sur le juge, à travers des approches en psychologie sociale, économie et sciences politiques. Ce billet parle de l’article qui montre l’impact des reportages présentés dans les journaux télévisés la veille des verdicts en cours d’assise. Continuer la lecture de « Influence du contexte médiatique sur la décision de justice »

Comment se fabriquent les décisions de justice ?

Pour prendre des décisions de justice concernant la résidence des enfants dont les parents se séparent, faut-il un groupe de professionnels ou un seul juge dédié à la défense des enfants ? La première proposition est faite par Roland Broca dans l’article de Sciences Humaines (voir notre billet du 25 mai) et la deuxième par François de Singly dans Le Monde (voir billet du 1° juin). Pour répondre, il faut comprendre comment se fabriquent les décisions de justice.

C’est très surprenant et inquiétant mais les études scientifiques sur la question montrent trolling-the-diceoutes que les juges, comme les autres humains, sont influencés par des facteurs qui n’ont rien à voir avec le cas jugé. Une expérience très connue et validée scientifiquement montre comment un simple lancer de dés peut influencer la décision du juge. Continuer la lecture de « Comment se fabriquent les décisions de justice ? »