Comment renforcer la confiance en soi : s’entraîner pour aller mieux

Nous poursuivons la lecture du livre de Stéphane Clerget sur la confiance en soi des adolescents.

C’est un livre qui peut aider les parents à mieux comprendre les difficultés de leurs enfants et à les aider à les surmonter. C’est aussi un livre qui peut être utile aux adultes, très directement.

Nous n’en esquissons que quelques éléments et conseillons de le lire en entier.

Accepter ses erreurs et utiliser sa peur

Comme on a peur d’être ridicule ou d’échouer, on fait comme si on n’avait pas envie, mais du coup on passe pour une personne pas motivée et pas intéressante, explique Stéphane Clerget. Pour lui, on est peut-être ainsi parce que l’on ne se pardonne rien. Et pourtant, fait-il remarquer, même en y mettant beaucoup de cœur et d’attention, on peut toujours se tromper ! Il faut savoir que c’est en essayant et en ratant que l’on progresse et que l’on réussit.

La peur d’échouer et, aussi, paradoxalement, la peur de réussir, interdisent de progresser. On se dit de chasser la peur mais c’est plus facile à dire qu’à faire ! Elle revient tout le temps et semble se renforcer. Stéphane Clerget conseille de l’imaginer, de la localiser, dans son ventre ou son cerveau, et de l’enfermer là, de l’empêcher d’envahir tout le corps. Il suggère aussi d’entreprendre des choses malgré elle. Monter sur une scène de théâtre, faire du cirque ou de l’escalade, devenir bénévole dans une association doivent aider à apprivoiser sa peur.

Il explique que la peur est une émotion très ancienne dans l’histoire de l’humanité. Elle peut paralyser mais produit aussi de l’adrénaline qui peut décupler les capacités. Il ne faut donc pas se laisser bloquer par sa peur mais l’utiliser pour réussir son projet.

Ici encore, si la difficulté persiste, Stéphane Clerget conseille de rencontrer un spécialiste.

Être réaliste dans ses projets et fréquenter des gens de confiance

Le manque de confiance peut venir aussi du manque de réalisme. Si on se fixe des objectifs trop hauts, on se décourage et on finit par perdre confiance, écrit Stéphane Clerget. Si l’objectif est important, il faut savoir le diviser en plusieurs petites étapes. Il précise qu’avoir confiance en soi, ce n’est pas devenir le roi du monde ! Avoir confiance, c’est se dire que l’on a les mêmes droits que les autres, ni plus ni moins. C’est de tenter sa chance, de participer, et d’être satisfait d’avoir essayé, d’avoir osé, même si la réussite totale n’est pas au rendez-vous.

La confiance en soi, c’est contagieux. Stéphane Clerget conseille alors de fréquenter des gens qui ont confiance en eux, qui s’entraident et se soutiennent, et d’éviter les personnes qui ne pensent qu’à dénigrer les autres ou à se moquer des plus faibles.

Stéphane Clerget insiste aussi, tout particulièrement, sur le fait d’éviter de prendre du tabac, de l’alcool ou des drogues pour lutter contre la peur et la timidité. Le danger c’est que tous ces toxiques donnent une première impression de force et de courage. Si on prend l’habitude, on devient dépendant des toxiques et, au bout d’un moment, la confiance en soi s’écroule.

Pour revenir au domaine de ce blog, on sait que les jeunes dont les parents sont séparés et qui ne rencontrent pas leurs deux parents suffisamment fréquemment ont, statistiquement, une estime de soi plus fragile. Ces jeunes sont, donc, plus à risque au regard de la consommation de substances toxiques.

Agir de manière positive

Stéphane Clerget donne encore de nombreux conseils pour répondre aux agressions, vaincre la timidité, apprendre à dire non, etc. Son idée est de lancer une spirale d’amélioration : plus on a confiance en soi, plus les autres ont confiance en nous et, donc, on a encore plus confiance en soi. Tous ces conseils semblent plutôt utiles, au moins pour en discuter avec les adolescents et jeunes adultes.

Pour twitter : Les jeunes en résidence pleine sont plus à risque car ils ont souvent une estime de soi fragile. Le lien aux deux parents est un pilier.